Une révolution politique au Maroc est elle possible ?

Depuis la chute de Ben Ali et des Trabelsi en Tunisie, j’ai lu souvent sur Twitter des comparaisons entre l’ancien régime tunisien et le régime en place au Maroc : comparaison au niveau du pouvoir économique, équivalence entre le PAM et le RCD, place de la police, espace de libertés de plus en plus réduit etc…
Il y a même une expression qui décrit l’histoire récente du Maroc – depuis 2002/2003 : la tunisification du Maroc.

Ces ressemblances donc poussent certains à penser qu’une révolution politique au Maroc est possible, à  savoir : plus de libertés, plus de démocratie, un changement de constitution limitant les pouvoirs du Roi, dissolution de la domination économique du pouvoir et des ses proches  etc…

Si ces changements sont nécessaires et souhaitables le plus tôt possible, il me semble qu’une révolution au Maroc à l’instar de ce qui se passe actuellement en Tunisie est peu probable.
Mon analyse se basera principalement par ce que j’ai vu et vécu en Tunisie où j’ai travaillé pendant quelques mois en tant qu’expatrié.
Tout d’abord, comparons les deux pays.

Comparaison économique
Ben Ali et sa famille dominaient la vie économique Tunisienne. Il n’y pas un seul projet où la famille proche – et non les proches du pouvoir, n’est pas directement impliquée. La gloutonnerie ne s’arrête pas là. Durant mon séjour en Tunisie, mes anciens collègues racontaient des histoires hallucinantes sur la confiscation des business qui marchent, par des partenariats forcés ; cela peut être un café connu ou une extraction de minerai rare.
Qu’en est-il du Maroc ? La domination du pouvoir est réelle et partout dans l’économie : Télécoms, Agro Alimentaire, Énergie, Mines etc…
La différence principale me semble qu’en dehors des grands projets chiffrés à des millions d’euros (et encore..), plein de PME percent tranquillement dans leurs secteurs d’activité.
La fusion SNI-ONA ne simplifiera pas les choses, mais ce qui me semble sûr, est qu’elle brouillera les pistes puisque les participations dans les entreprises destinés à la grande consommation seront minoritaires : Bimo, Centrale Laitière, Lessieur..
Ainsi, le lien entre les produits consommés quotidiennement par les marocains et les entreprises du pouvoir ne sera pas aussi clair qu’avant.

Paradoxalement, la Tunisie est moins corrompue que le Maroc. Dans ce dernier, la corruption ne concerne pas que les hauts placés (câble wikileaks) mais elle y est générale et c’est ce qui me semble être le principal problème économique.
Cette corruption « normale » justifie le manque de confiance en la Justice et la garantie des droits.
Elle a également pour conséquence que le moteur principal de l’économie marocaine soit l’État. Les PME préfèrent de plus en plus travailler avec l’État car il paie, malgré sa corruption, contrairement à de nombreuses entreprises ou personnes.
Les bourgeois restent, relativement, loin d’une menace de confiscation par un proche du pouvoir de leurs biens ou entreprises.

Comparaison politique
Le Parti Authenticité et Modernité au Maroc est comparé au Rassemblement constitutionnel démocratique. A mon avis, il y a deux points de ressemblances : ces deux partis sont des partis du pouvoir (les autres ne le sont il pas ? )et les gens y adhérent pour s’en rapprocher le plus. C’est tout.
Le PAM ne domine pas la vie politique marocaine à l’instar du RCD : ni dans la presse, ni dans le parlement, ni dans le gouvernement.
Sa victoire dans les élections communales s’est faite grâce au rassemblement de certains notables ; qui auraient gagné indépendamment de l’appareil du parti. L’appareil du PAM n’est pas assez mûr pour s’imposer sur ces notables.
L’échec du PAM lors des élections locales à Marrakech illustre qu’être proche de FAEH, n’est pas suffisant pour battre un notable en place depuis des années.
Peut être que le PAM deviendra l’équivalent du RCD au Maroc mais cela n’est pas sûr. Il peut avoir le sort des nombreux partis du pouvoir comme le parti de Guedira FDIC
La seule figure  « politique » marocaine est le roi.
La figure du roi n’était pas aussi présente que celle de Ben Ali. Les photos géantes de ce dernier étaient partout : café, épiceries, façades d’immeubles, autoroutes…
Au Maroc, mis à part les journaux officiels et les chaînes publiques, l’information n’est pas centrée sur le roi.

L’espace des libertés d’expression dans les deux pays est restreint et les dernières atteintes à la presse indépendante au Maroc pousse à croire que ce dernier se tunisifie.
Toutefois, Internet est un médium alternatif et qui peut être utilisé pour faire parler de sujets tabous dans la presse et la vie politique.
En Tunisie, avant la chute de Ben Ali, des sites et des mots clés étaient bannis de ce pays : Youtube, Dailymotion, AlJazeera, Telquel etc…
Durant les élections de 2009, certains cybers étaient surveillés. Des personnes étaient arrêtés pour avoir fait entrer le livre La régente de Carthage.
Petite anecdote personnelle : J’ai été fouillé parce que je tenais un livre où le mot Democracy était dans le titre. Les policiers, à trois reprises, ont vérifié le contenu de chaque livre avant de me laisser partir. J’aurais pu avoir de la drogue dans ma valise, ils n’y voyaient que mes livres.
Si certains livres sont interdits au Maroc, on peut rarement être arrêté et/ou fouillé à cause d’un bouquin. Le succès du livre de Ali Ammar dans les Relay des aéroports français illustre que l’appareil policier n’est pas aussi paranoïaque que le tunisien.

Cela m’amène à parler de la place de la police dans la vie quotidienne des marocains et des tunisiens. Pour faire simple : en Tunisie la police était, de manière visible, partout.
Sur les dix kilomètres que je faisais en voiture chaque jour, il y avait quelques barrages stationnés qui filtraient les voitures. Quand on change de voiture (de location) et que les policiers ne la reconnaissent pas, on est systématiquement arrêté. A chaque fois, c’était une vérification d’identité et n’a absolument rien à voir avec les flics marocains qui cherchent un bakchich.
Ces barrages sont comparables à ceux stationnés dans les entrées des villes en cas d’alerte terroriste ou de fuite de prisonniers.
L’infiltration de la police dans la vie quotidienne est impressionnante et rappelle l’époque où le Mqadem, le représentant local du ministère de l’intérieur, jouait un rôle central, et où le moindre fait est noté voire notifié.
Au Maroc, les seules traces de ce système est la Moqataa où le représentant du ministère de l’intérieur est impliqué dans les documents civils au niveau de la circonscription.
L’absence d’une présence policière tout court au Maroc se voit dans la hausse de violences physiques et rackets que connaissent les grandes villes, notamment Casablanca et Fès.

Une révolution est elle possible ?
Un des changements majeurs entre l’époque de Hassan II et celle de Mohammed VI est que le premier était craint alors que son fils est plus « populaire ».
En plus, le lien entre la corruption de certains hauts placés et pouvoir central n’est pas aussi clair qu’en Tunisie, celui entre domination économique et pouvoir central ne sera pas aussi clair qu’avant.
La révolution tunisienne a été déclenchée par l’immolation de Mohamed Bouazizi et les manifestations qui s’en sont suivis contre la vie chère et le chômage.
Malheureusement, ce genre de protestations est quelque chose de courant au Maroc, sans que cela ne gène le pouvoir, encore moins aboutir à une indignation de masse.

Alors une révolution politique au Maroc est-elle possible ? Je ne sais pas.

Cet article a été publié dans Explorations politiques avec les mots-clefs : , , , . Bookmarker le permalien. Les commentaires et les trackbacks sont fermés.

37 commentaires

  1. Le 18 janvier 2011 à 15 h 51 min | Permalien

    Les choses sont différentes. Les conditions avaient atteint une maturité en tunisie accrue avec le manque de liberté et la crise économique. la situation et la configuration politique est différente

  2. Le 18 janvier 2011 à 16 h 13 min | Permalien

    La SNI (héritier de ONA/SNI) reste MAJORITAIRE dans beaucoup d’entreprises contrairement à ce que tu dis. Exemple de Centrale Laitière : La SNI est à 63,4% (http://www.casablanca-bourse.com/bourseweb/Societe-Cote.aspx?codeValeur=3900%20%20&Cat=7)

  3. kingstoune
    Le 18 janvier 2011 à 16 h 56 min | Permalien

    Le projet est que la SNI veut devenir minoritaire en vendant ses actions poe se concentrer sur d’autres entreprises comme Nareva. C’est un projet en cours et qui a été confirmé récemment. Voir le site de l’ONA

  4. kingstoune
    Le 18 janvier 2011 à 16 h 57 min | Permalien

    Je suis d’accord et c’est pour cela que j’ai des doutes sur un scénario comparable ai Maroc.

  5. Le 18 janvier 2011 à 17 h 09 min | Permalien

    Eho :) Voilà un long article agréable à lire et jusqu’à la fin. Très bonne analyse mon cher.

  6. Le 18 janvier 2011 à 17 h 27 min | Permalien

    Très bonne analyse.
    J’ajouterai en plus des différences cités dans le billet, que le Roi Marocain est, quoi qu’on en dise, aimé par la majorité des Marocains et a une certaine légitimité. La tradition monarchique est très ancrée au Maroc.
    Par contre, être aimé par les Marocains ne veut pas dire qu’ils pourront tout pardonner, et il est vrai que si nous n’avons pas, sur le moyen ou le long terme « plus de libertés, plus de démocratie, un changement de constitution limitant les pouvoirs du Roi… » les Marocains risquent de se révolter surtout si la transition vers la démocratie totale en Tunisie réussie.

  7. Le 18 janvier 2011 à 17 h 44 min | Permalien

    « J’ai été fouillé parce que je tenais un livre où le mot Democracy était dans le titre. Les policiers, à trois reprises, ont vérifié le contenu de chaque livre avant de me laisser partir.  » Me dit pas que les policiers tunisiens ont pu lire le livre ?!!!! Serait trop dur a mon avis pour eux !

  8. Le 18 janvier 2011 à 17 h 45 min | Permalien

    Les révolutions des arabes sont imminentes, la seule grande inconnue est QUAND ?

    Il y a quelque temps, bien avant l’ébullition tunisienne, je lisais dans « The economist » : « Behind the political stagnation of the Arab world a great social upheaval is under way, with far-reaching consequences. In almost every Arab country, fertility is in decline, more people, especially women, are becoming educated, and businessmen want a bigger say in economies dominated by the state. Above all, a revolution in satellite television has broken the spell of the state-run media and created a public that wants the rulers to explain and justify themselves as never before. On their own, none of these changes seems big enough to prompt a revolution. But taken together they are creating a great agitation under the surface. The old pattern of Arab government—corrupt, opaque and authoritarian—has failed on every level and does not deserve to survive. At some point it will almost certainly collapse. The great unknown is when !!! »
    Je me demande si un autre modèle de gouvernance sur la planète a été aussi médiocre, aussi dévastateur que celui-là … Est ce une question de culture? Pourquoi cette culture a-t-elle généré un tel échec? Est-ce la structure patriarcale? Est-ce la géographie? Est-ce l’interdit de l’alcool? Est-ce le machisme? Est-ce le goût poussé pour la luxure? Est-ce le dénigrement de l’effort? Est-ce tout ça? Ou est-ce juste un concours de circonstances? Y a-t-il un sociologue, anthropologue, exégète, historien ou politologue quelque part qui a une réponse?

  9. Le 18 janvier 2011 à 17 h 46 min | Permalien

    Pourquoi mon commentaire est « (Your comment is awaiting moderation) » Rassure toi mon nihilisme est nullissime :D

  10. citizenkayen
    Le 18 janvier 2011 à 17 h 48 min | Permalien

    Bravo l’artiste. Analyse limpide, intelligente et éclairée. En ce qui concerne la fin de l’article sur le fait que le Maroc est habitué à des « micro-contestations » sociales est vrai avant #sidibouzid. La question est quid de ce terreau après #sidibouzid. Ma réponse à moi aussi: je ne sais pas.

  11. Le 18 janvier 2011 à 17 h 48 min | Permalien

    Yup :-) Très bonne analyse, je plusoie avec ce qu’on dit mes camarades plus haut.

    Pour ceux qui parlaient de l’ONA majoritaire sur certaines sociétés, je rappelle qu’en Tunisie ce n’était pas seulement certaines sociétés qui étaient touchées mais c’était l’écrasante majorité des sociétés qui étaient contrôlées par les Trabelsi ou la famille de Ben Ali.

    Même constat pour la liberté d’expression, si en Tunisie la presse est TOTALEMENT contrôlée (à part quelques faibles voix dissidentes) et l’on filtrait le Net jusqu’à interdire facebook, youtube et des sites d’opposition, au Maroc on est loin d’être à ce scénario catastrophe (malgré quelques fâcheuses histoires de magazines poursuivis en justice)

    Enfin le point principal que tu avait aussi cité, c’est la popularité du Roi Mohammed VI. Quel peuple sortirait dans la rue pour s’opposer à un Roi que l’écrasante majorité apprécie pour ce qu’il fait au quotidien?

  12. kingstoune
    Le 18 janvier 2011 à 17 h 51 min | Permalien

    Il faut que tu saches que les tunisiens sont quasiment tous instruits et quasiment bilingues (arabe/français). J’espère une belle révolution économique pour ce pays avec ce vivier de jeunes.

  13. kingstoune
    Le 18 janvier 2011 à 17 h 53 min | Permalien

    Il faut avoir publié au moins un commentaire avant pour éviter la validation, c’est tout.

  14. Le 18 janvier 2011 à 17 h 58 min | Permalien

    @kingstoune : arrête de me snober, adresse moi la parole :)

  15. kingstoune
    Le 18 janvier 2011 à 18 h 00 min | Permalien

    @agharass
    Je t’adresse la parole .. comment pourrais-je te snober?

  16. Le 18 janvier 2011 à 18 h 02 min | Permalien

    @kingstoune : Tu réponds sans me citer :) Tu es fou toi :) Ne prends pas mal mon commentaire

  17. Le 18 janvier 2011 à 19 h 35 min | Permalien

    Moué…finalement moi qui pensait avoir un semblant de réponse un peu plus catégorique au titre de ton billet je reste quelque peu sur ma faim…
    Tu as omis un volet important dans ton analyse en cantonnant la probabilité révolutionnaire comme corollaire à des fondements d’ordre uniquement interne.
    Nous vivons hélas dans un monde où la gouvernance des états, répondant de plus en plus à une globalisation de la politique en blocs de puissance, n’est plus du simple ressort des affaires internes d’un quelconque état surtout quand celui-ci n’a pas l’heur de s’asseoir au même banc que les résidents privilégiés du G x (8, 20 etc).
    Il y a beaucoup d’ingérence de la part des grandes puissances dans les affaires internes des autres états pour les raisons économiques que l’on sait.
    L’entreprise Anglo-américaine en Irak et en Afghanistan n’était certainement pas motivée par un soit disant altruisme démocratique mais juste par intérêt économique.
    Le monde est en ébullition et la crise économique, ne permettant pas des modulations pacifiques à long terme, vient accélérer les choses en faisant opter les maniganceurs de tout poil pour des solutions plus radicales et donc plus rapides, et qui dit plus rapides dit plus violentes…
    A cet effet tout est mis en œuvre pour jalonner le prétexte à l’entreprise de démocratisation à grande échelle. Bien avant les armes c’est des hordes de penseurs, analystes, chroniqueurs, journalistes, essayistes etc qui battront le tambour de la néo-conquête ultralibéraliste. D’aucuns diront que déjà la chute de ces régimes (arabes en l’occurrence) est quasi certaine par un argumentaire dont ils auront préalablement pris bien soin de le dépoussiérer, en apparence seulement, de toute intention expansionniste et que la grande inconnue est juste de savoir quand…
    Pourtant ce « quand » si inconnu est déjà en marche et que les « chacals » sont déjà à l’œuvre dans les zones pour lesquelles il a déjà été tracé un bien fructifieux destin au mépris de leur population ….

    content de ton retour…

  18. Le 19 janvier 2011 à 11 h 43 min | Permalien

    Cela fait partie des plans de la SNI, mais pas encore réalisé. Aucun calendrier n’a été communiqué pour le passage à des positions minoritaires dans les entreprises d’agro-alimentaire.
    Autre chose, trouves tu normal que la production de sucre, produit de première nécessité, soit monopole de Cosumar, là aussi détenu par la SNI à 63%?

  19. kingstoune
    Le 19 janvier 2011 à 11 h 49 min | Permalien

    @Omar

    Je ne trouve pas ça normal bien sûr. Il faut que cette situation de monopole soit démantelée et je me demande comment cela peut être fait. Éclatement de ces monopoles en petites entreprises ? Obligation de vente d’actions dans le marché ? .. Je ne sais pas.

    Ce qui est encore plus scandaleux est que ces entreprises bénéficient directement des deniers de l’État à travers la caisse de la compensation maintenant artificiellement des prix bas, et empêchant ainsi d’autres moyens d’innovations possibles.

    Sinon, je suis d’accord sur le fait qu’il n’y a aucune calendrier. Pour clarifier, si la SNI devient minoritaire dans un avenir proche, sa domination sur l’économie, notamment les biens de première nécessité, ne serait pas aussi clair que maintenant.

  20. kingstoune
    Le 19 janvier 2011 à 12 h 05 min | Permalien

    @kb

    J’essayais de tracer certaines différences entre la Tunisie et le Maroc.
    Pourquoi me suis je focalisé sur le l’ordre interne ?

    Ce sont des petits pays : au niveau économique et géopolitique. Ils représentent peut être pour l’Union Européenne un rempart contre l’immigration clandestine ou le terrorisme, mais ils ne peuvent compter que sur ces petits pays.

    Maintenant, l’entreprise de « démocratisation » de ces pays me semble peu probable de part la place de ces pays dans l’échiquier international et l’enlisement des pays développés dans leurs propres problèmes internes.
    Les États Unis n’ont réussi aucun de leurs projets : Irak incontrôlable, Afghanistan gros merdier, le Pakistan qui bombe le torse, l’Iran résistant etc ..

    D’ailleurs, la révolution politique tunisienne n’a été prévue par personne, soutenu par aucun pays occidental.. elle était « spontanée ».
    Cela donc me pousse à penser que si quelque chose se passerait dans n’importe quel petit pays de la région, ce sera pour des raisons d’ordre interne, principalement.

  21. LOLITA
    Le 29 janvier 2011 à 4 h 09 min | Permalien
  22. GHNINOU
    Le 29 janvier 2011 à 19 h 16 min | Permalien

    Le Maroc, une république, oh non, surtout pas.
    « ils » vont le géré comme une commune, une région, un conseil provincial ou autre
    « ils » vont s’entre tué pour le pouvoir, pour s’enrichir ,eux et leurs proches et laisser le peuple dans la misère.
    vive le ROYAUME DU MAROC

  23. tintin
    Le 30 janvier 2011 à 2 h 30 min | Permalien

    le roi est bien populaire, il travaille tous les jours pour établir la démocracie dans le pays, les marocains sont conscients se vois entourés que par des ennemis : algérie, polizario, libye, espagne … heureusement qu’on a l’atlantique pour respirer, la révolution ne donne rien, c’est le dialogue et la conscience qui donnent, si ben ali est parti il y a un autre ben ali qui va venir, et moubarak est parti un autre va s’installer en egypte croyez-le ou non, remarquez bien, au moment des deux révolutions, les révolutionnaires qui cherchent le changement et la démocratie ont pillé pas mal de magasins et de maisons mêmes de leurs voisins.

  24. BKS
    Le 30 janvier 2011 à 18 h 56 min | Permalien

    On ne pourrait prévoir ce qui pourrait se passer dans un pays où le processus de « démocratisation » est loin d’être aboutit du fait que « tout se passe en haut », que le peuple n’est pas au courant des négociations qui ont lieu entre les différents Etats et des mesures prises secrètement par le gouvernement pour empêcher toute révolte d’avoir lieu… et j’en passe.
    Toutefois, personnellement, je ne pense pas que le Maroc pourrait être concrètement touché par cette vague révolutionnaire qui représente un véritable tournent dans l’histoire du monde arabe. Tout d’abord, cela s’explique par le fait que cette révolution du Jasmin a eu un véritable impact sur l’économie tunisienne et plus spécialement sur l’économie égyptienne. Ces deux pays connaissent aujourd’hui une crise à la fois politique et économique. Je ne dis pas pour autant que la révolution a été une mauvaise chose mais que les peuples n’ont pas pensé à un régime et à un modèle économique qui pourront véritablement changer la situation des pays concernés.
    L’économie du Maroc évolue sur un rythme de croissance relativement rapide. Elle a enregistré durant les cinq dernières années un taux de croissance moyen de 5 %. (D’ailleurs je rends un hommage à Mr Mezouar, un homme qui a beaucoup de potentiel). Mais il ne faut pas oublier qu’il existe toujours des problèmes d’ordre social (taux de chomage atteignant 10%, les salaires bas, l’analphabétisme, la CORRUPTION surtout lors des élections,…)

  25. 514_dude
    Le 11 février 2011 à 23 h 40 min | Permalien

    A bas les krouch lhram, à bas les sidis et les lallas , on veut un maroc equitable pour tout les marocains. c le temps qu’on prenne notre destin en main et bâtir un maroc juste !!

    Ceux qui disent  » on est pas comme les tunisiens et les égyptiens » « Ahh c un autre contexte » je leur dis effectivement on est pas comme eux , ils sont meilleurs que nous, ils ont décidés de se prendre en main alors que notre cher peuple illettrés est occupé à apprendre les rudiment de la surconsommation à outrance. (la derniere fois ou je suis venu au maroc tous le monde avait des grosse lunettes, on dirait sunset boulvard à L.A mais sans hollywood)
    chers intervenants Combien de livre lisez vous par année ? inutile de me repondre je connais déjà la réponse un gros Zilch, nada, rien, ya l9awm lghalla9 . tous ce qui vous preocuppe c’est comment je v m’abiller et c quoi le dernier film piraté

    tous cela veut dire une seule chose on est un peuple mineur (9assir) qui a besoin tout le temps d’etre dirigé par un tuteur (le roi et sa gang) .

    You can suck my sinatra bitches !!!

  26. mustapha
    Le 12 février 2011 à 0 h 06 min | Permalien

    C’est bien de penser que le peuple marocain comme tout autre peuple a le droit de vivre dans la dignité et la démocratie. C’est bien aussi de penser que c’est possible de réaliser cet objectif. Mais ce qui serait encore mieux c’est de commencer par se débarrasser de ses vieux démons et d’arrêter de s’autocensurer.

    Une révolution est une révolution et n’est pas un ensemble de vœux de réformes.
    اذا الشعب يوما أراد الحياة فلابد أن يستجيب القدر
    Souvent nous sommes incapable de voir cette vérité pourtant si simple et si évidente. Un qui passe son temps à se comparer avec d’autres pour voir s’il a ou pas la capacité de se révolter, l’autre qui ne voit pas pourquoi il y a de la casse dans une révolution, une manière lâche de dire je ne me révolte pas .. moi.. ou encore un autre qui maquille ce manque de courage sous des chiffre de taux de croissance enfin nous avons et nous aurons toujours celui qui crie au complot étranger comme s’il nous dénie le droit et la capacité de réfléchir par nous même. Les plus courageux d’entre nous, font tout un étalage de négocier avec le régime c’est comme s’il s’agissait juste d’attirer l’attention des gouvernant sur des « dysfonctionnement et manque de mécanismes de régulation et ce genre de phraséologie creux et sans réalité tangible , car comment voulez vous qu’un régime puisse de lui même s’engager dans une négociation pour limiter ses privilèges ? . Vous allez me dire parce que je vais faire une pression.. alors quelle est cette pression qui pousserait le régime à négocier ? vous allez me dire c’est la mobilisation des masses (si toute fois je réussi à la déclencher) … mais alors ma question si ces masses seraient capables d’ébranler le régime jusqu’à le pousser à faire des concessions… pourquoi n’iraient elles pas jusqu’à imposer sa volonté et instaurer un régime nouveau. Ce régime serait donc selon tout évidence différent. Par ailleurs aller dire au gens nous allons faire une révolte pour négocier … (mourir pour négocier n’a jamais séduit personne) et vous savez très bien que les régimes rétro adorent NEGOCIER. Que font d’après vous tous  » les partis officiels d’opposition » et bien … ils négocient … pardi (à toi le ministère de ceci et à moi l’exploitation de cela …). La mobilisation des masses nécessite de la sincérité et beaucoup de courage. Allez dire au gens je souhaite éradiquer la pauvreté en laissant un régime qui est responsable de cette pauvreté. Ou alors nous allons rendre à notre peuple sa dignité on la négociant avec un régime qui les a avili. Vous parlez de la violence, mais ouvrez les yeux la violence est exercée contre le peuple quotidiennement, la terreur et la peur sont les outils d’exercice du pouvoir, vous avez des lignes rouges à ne pas dépasser dans les discussions dans les expressions littéraires et artistiques même dans les balades dans les rues et celui qui dit le contraire ne se ment qu’à lui même.. et ils ont fini par nous établir des lignes rouges même à l’intérieur de nos pensées …. Pourriez vous me dire que les tunisiens et les égyptiens ont négocié ?

  27. souad
    Le 12 février 2011 à 9 h 23 min | Permalien

    il y aura jamais de revolution au maroc pour une seule raison :les marocains ne sont jamais solidaires .et ca on l’a deja vu pendant les grèves ,les personnes qui organisent ces actions cessent vite de resister .

  28. souad
    Le 12 février 2011 à 9 h 35 min | Permalien

    pour la comparison que vous avez fait sur le maroc et la tunisie je trouve qu »il y a aucune ressemblance sur tous le niveaux :politique economique et sociale.
    peut etre ils se ressemblent sur une seule chose :la mauvaise répartition des richesses du pays.

  29. kart
    Le 13 février 2011 à 22 h 33 min | Permalien

    une revolution au maroc est possible car il ya beaucoups des chomeurs ainsi la coruption ,les salaire bas des lors nous pouvons dire qu’il ya pas d’egalité içi et les fils d ‘elkayad walkhawana ne veulent pas le changement car ce sont eux qui ont les societes voir meme ils ont le pouvoir politique en tout etat de cause tous depond de tous il n’ya rien de sépare si les hommes pourrai changer tous pourrai changer .
    car la salte est par tout

  30. UnVraiMarocain
    Le 16 février 2011 à 23 h 43 min | Permalien

    Bonjour à tous,
    Je voudrais tout d’abord vous dire que toute personne qui soutient tout mouvement de révolution contre le gouvernement marocain, ou encore contre le roi lui même, ne veut que du mal au Maroc. Il est plus qu’évident, que tous ces mouvements sont pour la plupart encouragés, et organisés par des gens qui ne peuvent prétendre être Marocains. Vous comprenez sans doutes pourquoi, il s’agit de groupes et de gouvernements qui veulent semer le trouble au sein de notre bien aimé Maroc. Tout cela dans le but de plonger le pays dans l’anarchie totale, et dans un retour en arrière qui nous mènera, nous les Marocains, tout droit vers la pauvreté et le sous développement. Ils disent vouloir la liberté, mais en réalité ils ne veulent que s’emparer du pouvoir, et ce pour récolter et voler tout le bien que notre roi Mohamed 6 a pu faire pour nous.
    J’encourage les Marocaines et les Marocains à se mobiliser, pour prouver que nous sommes tous unis, pour soutenir Sa Majesté le roi Mohamed 6 que Dieu nous le préserve, afin de garder ce niveau de développement qui ne cesse de croitre, et ce grâce à sa politique moderne, et à son investissement pour le bien de tout ses citoyens. Pour vous le prouver voici quelques chiffres qui montrent bien que le Maroc sous Mohamed 6 est sur la bonne voie :
    - Le Maroc a enregistré durant les cinq dernières années un taux de croissance moyen de 6,5 %. En 2001 et dans un contexte de contre performance du secteur agricole, de morosité de la conjoncture internationale, l’économie marocaine a enregistré un taux de croissance estimé à 6,5 % contre 1 % en 2000, 5,2 % en 2002, 6,5 % en 2003 plus de 8 % en 2006 et quasiment 5 % en 2010.
    - Les équilibres financiers sont progressivement restaurés. De 12 % du produit intérieur brut (PIB) en 1982, le déficit budgétaire a été ramené à 2,7 % en 2001 et à 3,5 % en 2003.
    - L’inflation est de 6,1 % en 1995, la hausse des prix a été ramenée sous la barre des 3 %. En 2000, elle a été contenue à 2,5 %, à 1,4 % en 2001, à 2,1 % en 2002 , à 1,2 en 2003 et 1,5 en 2006.
    - Etc.…
    En sommes, il est clair que le royaume du Maroc connait ces dernières années une croissance record, une stabilité exemplaire, et ce grâce à un atout majeur qui fait sa force, à savoir un peuple marocain uni, qui ne souhaite en aucun cas voir le trouble, et le désordre régner au sein du pays, à cause de groupes sous développés, analphabètes, inconscients, et manipulateurs par-dessus tout. Ils justifient leurs propos par des mensonges, et cela est inadmissible pour tout les marocains. Montrez leur donc qui nous sommes, en soutenant notre Roi, et en leur montrant que rien ne peut nous séparer, méfiez-vous de ces groupes et de leurs paroles trompeuses, diffusez ce message autour de vous, il s’agit de notre pays, et ça relève d’une importance extrême. Que Dieu nous protègent de ces gens, et je voudrais finir ces justes mots en citant fièrement l’étendard du Maroc : Allah al Watane al Malik.

  31. mustapha
    Le 18 février 2011 à 1 h 48 min | Permalien

    Une des règles fondamentales de la vie ici-bas est que tout est périssable dans le temps. Rien n’est éternel, que l’eternel soubhanahou.

    Vous confondez entre le Maroc comme notre patrie et les personnes ou régime ou style d’organisation humaine.

    Certain parmi nous, pour défendre le statu quo, évoquent le taux de croissance, qui depuis bien longtemps est un concept remis en question. Si le taux de croissance était apte à maquiller l’injustice et les disparités dans la répartition des richesses, les révolutions tunisienne et égyptienne n’auraient pas eu lieu. Ces deux pays avaient un taux de croissance parfois supérieure au nôtre.

    Et puisqu’il s’agit de chiffres en voilà d’autres :

    Le Maroc occupe la 72° place dans le classement des pays les plus corrompus avec une note de 3,2 (la Tunisie occupait la 61° place avec une note de 4,2 et pourtant les tunisiens se sont révoltés)
    Le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) place le Maroc à la 126ème sur 177 pays pour l’année 2007-2008. Pour 2009 le Maroc est classé 130e.

    L’accès à l’eau et l’électricité n’est assuré qu’à 50 % des zones rurales. De nombreuses zones enclavées faute d’infrastructure routière et équipement de transport
    Des maladies comme le sida et la tuberculose sont en progression, les médecins restent concentrés dans les grandes villes. Taux de mortalité infantile 38.22 ‰
    L’exode rural provoque l’extension des bidonvilles. Sans parler du chômage des jeunes et jeunes diplômés. Je n’ose pas donner des chiffres qui restent malgré tout non fiables.
    Les villes s’étendent, et voient se développer un habitat précaire, insalubre jusqu’à plus de 70 bidonvilles aux alentours de Casablanca.
    En face
    Le roi du Maroc est un des hommes les plus riches du monde, une fortune en grande partie investie à l’étranger.

    un portefeuille boursier considérable comprenant des titre américains et européens…

    Une vingtaine de palais et plusieurs milliers d’hectares de terres agricoles
    Le groupe ONA (Omnium nord-africain) omniprésent dans l’économie marocaine
    Plusieurs immeubles, hôtels et hôtels particuliers à Paris et à New-York, de nombreux pied-à-terre luxueux aux États-Unis
    En France, le château d’Armainvilliers (Seine-et-Marne) deux cents pièces et quatre cents hectares de parc…
    Le palais coûte une masse salariale annuelle d’environ 68 millions d’euros….
    le budget du parc automobile du palais est de 5,7 millions d’euros par an
    2 millions d’euros rien qu’en dépenses vestimentaires du palais
    RAPPEL : le salaire minimum ne dépasse pas 200 euros
    Ceux qui aiment vraiment notre pays le Maroc, doivent ne serait ce que par décence et humilité arrêter de prendre leurs compatriotes pour des imbéciles aveugles. Ils doivent faire preuve de patriotisme et de sens de la nation et œuvrer pour que nous relevions la tête et compter parmi les nations de demain.
    Laissez vos compatriotes dire fièrement : je suis marocain et je refuse de mourir dans des embarcations de fortune pour aller mendier ailleurs.
    Un marocain serait-il un moins que rien ?
    Lorsqu’un européen est touché de par le monde c’est toute l’Europe qui se soulève.
    Allez voir nos compatriotes dans les prisons européennes et comment ils sont traités.
    De grâce, laissez les marocains retrouver leur dignité.
    Le monde change. Viendra le jour où tous les peuples autour de nous seront libérés et se développeront et nous .. nous resterons en arrière.
    Grâce à des gens comme vous nous léguerons à nos enfants un pays arriéré par rapport à des voisins libres.
    Personnellement je n’ai rien contre personne, nous devons combattre le système qui nous avilit et qui nous enlève toute source de dignité.
    En quoi les autres ont-ils plus de dignité que nous et jusqu’à quand devons nous rester en queue de peloton ?

  32. ABDOU
    Le 18 février 2011 à 14 h 32 min | Permalien

    Je croix que le maroc est le meilleur pays arabe, tout étranger qui a visité le maroc parle » le maroc bouge » , voir les autoroutes, projet tanger med, zones franches….. on est sur la bonne voie, il reste juste des ajustements politiques, démocratiques et sociales, on aura le meilleur pays arabe.

    Tout ça a été réalisé pendant le régne du Roi Med VI. Roi bosseur et dynamique.

  33. Casawiiiii
    Le 18 février 2011 à 15 h 15 min | Permalien

    Je suis tout à fait d’accord avec @Mustapha, La croissance ne peut être à elle seule le moteur du bien être des marocains. Malheureusement pour nous Marocain cette croissance ne profite à un nombre très réduit de privilégiés extrêmement riches alors que la grande majorité des marocains vivent modestement. L’ émergence d’une vraie classe moyenne dans les villes se fait au ralentit, à Casablanca, gagner deux voir trois fois le salaire minimum marocain ne suffit plus à subvenir au besoin d’une famille !
    Maintenant concernant une révolution au Maroc, il y a, à mon avis, plusieurs raisons pour lesquelles je pense pas qu’elle aura lieu :
    1. L’analphabétisme au Maroc est trop élevé: bon nombre de marocains n’ont pas conscience des problématiques politiques et économiques de leur pays, leur principale préoccupation est de « Manger » à leur faim ! Ce qui amène le deuxième point
    2. L’autosuffisance alimentaire: sur ce point le Maroc est peut-être le seul pays nord-africain où le peuple mange à sa faim, en tout cas dans les villes et les plaines, ce constat peut être beaucoup plus nuancé dans les villages de montagne par exemple, n’empêche que les gens qui pourront lancer une révolution sont en majorité des citadins !
    3. le niveau très bas des personnes dites lettrés: même si on voit des diplômés faire grève devant le parlement, ils ne représentent pas la majorité des marocains ayant été scolarisé, le pourcentage des personnes dites lettrés comprend en grande partie des personnes sachant à peine lire et écrire, qui n’ont par,pour la plus part, le baccalauréat ! Sans parler du niveau de l’éducation marocaine en général (entendu parler d’un classement proche de celui du Djibouti).

    4. La popularité du Roi : Le roi est très aimé par les marocains, si beaucoup de marocains souhaitent un changement, peu souhaite une république !

    5. un semblant de liberté: Contrairement à la Tunisie, au Maroc, le peuple a accès à tout les médias ainsi qu’à Facebook etc… La presse peut se permettre de critiquer des actions du roi (moins vrai quand il s’agit de sa personne), du gouvernement et de la vie politique et économique au Maroc.

    Bien sur il y en a d’autres et je suis conscient que mes arguments seront pour certain discutable mais voila c’est mon avis, celui d’un marocain, qui aime son pays et lui veut du bien donc pour conclure je dirais que pour le Maroc le plus envisageable c’est une EVOLUTION lente mais sûr vers une démocratisation et une meilleur répartitions des richesse plutôt qu’une Révolution brutale pour un pays qui selon moi n’est pas encore prêt pour une démocratie totale !

  34. mustapha
    Le 18 février 2011 à 19 h 59 min | Permalien

    Le dernier paragraphe (précisément les trois dernières lignes) est quasiment une copie des déclarations des analystes israéliens concernant l’Egypte. Ils ont unanimement jugé que le peuple égyptien n’est pas encore apte à une démocratisation et qu’il faudrait y aller par petits pas. Ces déclarations ont été bien entendu relayées par le vice président de l’Egypte avant qu’il ne se rende compte que l’affaire le dépassait. Je ne doute pas de votre loyauté envers notre pays mais faites attention à ne pas trop sous estimer l’intelligence de vos compatriotes vous risquez de les mépriser et d’aboutir à des conclusions qui ressemblent à celles des ennemis de notre identité et notre nation.

  35. Casawiiii
    Le 18 février 2011 à 20 h 57 min | Permalien

    Je ne doute pas de l’intelligence de mes compatriotes, quand je dis niveau d’études bas je ne veux pas dire qu’ils sont stupides loin de la , j’ai juste peur qu’un bouleversement trop brutal laisse la place libre au même rapaces qui profitent du clientélisme dans notre pays pour complètement mettre la main sur le Maroc et le piller jusqu’au sang, et cela en manipulant justement ceux qui sont les plus fragiles !
    J’ajouterai que pour réussir notre transition vers une démocratie nous devons investir dans notre capital humain d’abord or c’est pas le cas aujourd’hui, l’éducation est plutôt laisse à l’abondant et c’est pour cela que je juge notre pays pas prêt ! il n’y a pas de ma part une volonté de mépriser notre intelligence au contraire je n’attend qu’une chose c’est qu’elle soit enfin réellement valoriser !
    toutefois je comprend votre reaction et j’espere que vous comprenez aussi mon resonnement.

  36. Adil
    Le 26 février 2011 à 13 h 21 min | Permalien

    Le maroc est un pays qui se développe à son rythme. Il est vrai que tout ce qui touche au roi est tabou, que l’accueil de ses ressortissants étrangers est plus qu’execrable, que la corruption policière est acceptée de tous et que le petit clan au pouvoir est has been. La jeunesse ne demande pas de renverser le roi (non, nous sommes fiers de notre nation et de notre royauté), elle recherche simplement des emplois, ce qui est légitime. Je souhaite simplement que ce pays, dans sa lancée depuis 10 ans, continue à se développer mais si possible à un rythme plus accéléré. Il faut absolument que le maroc investisse en recherche et développement s’il souhaite créer des emplois et un avenir socio-économique en phase avec le 21ème siècle Quand à la démocratie, ce n’est qu’un terme inventé pour faire croire au peuple qu’il a le pouvoir mais même en Occident (j’y vis), ce n’est qu’une démocratie de façade, qui un jour collabore avec un dictateur et qui, le lendemain, le condamne (sacré girouette cette démocratie !). Alors pas touche au Maroc, j’invite seulement les marocains à oeuvrer pour un Maroc meilleur, pas d’Irak chez nous !

  37. Hassi
    Le 6 mars 2011 à 12 h 31 min | Permalien

    Le statu quo au Maroc est un leurre.Il faut que tout marocain soit conscient que le moment est venu de secouer le cocotier et de parler des pb qui entravent la bonne marche du pays.Et a tout seigneur, tout honneur:la main mise du palais et de la cour sur les richesses du pays par l’entremise ONA/SNI; la sacralité de la personne du roi,la place insignifiante de l’appareil législatif dans le controle du pouvoir etc etc.
    Il est grand temps de hausser le ton pour se faire entendre, autrement notre condition servile nous poursuivra encore longtemps.

Un trackback

  1. [...] This post was mentioned on Twitter by Maroc Blogs, ynimz, griffinworks 3, Raph and others. Raph said: Don't agree with @kingstoune analysis. But a good piece http://bit.ly/ewPPvi [...]